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No Woman, No Cry de Bob Marley

Par Neopai

Sorti en 1974 sur l’album Natty Dread, No Woman, No Cry est sans doute l’une des chansons les plus belles de Bob Marley. Pourtant, contrairement à ce que beaucoup pensent, elle n’a pas été écrite par Marley lui-même mais créditée à Vincent Ford, un ami d’enfance du chanteur. Ford tenait une petite cantine à Trenchtown, le quartier pauvre de Kingston où Marley a grandi. Grâce aux royalties de la chanson, il a pu continuer à nourrir les habitants dans le besoin, ce qui fait de ce titre bien plus qu’un simple morceau de reggae.

La version live enregistrée au Lyceum Theatre de Londres en 1975 est celle qui a véritablement marqué les esprits. Plus longue, plus vibrante, elle capture toute l’émotion et la spiritualité du reggae.

De quoi ça parle ?

Le message de No Woman, No Cry est souvent mal compris. Ce n’est pas une injonction à ne pas pleurer, mais plutôt une promesse réconfortante : « Ne pleure pas, ma sœur, tout ira bien. » Marley y évoque ses souvenirs d’enfance à Trenchtown, un quartier difficile mais où l’amitié et la solidarité faisaient la force des habitants. Il parle des soirées passées dehors, des feux allumés par un certain Georgie, du porridge au maïs partagé entre amis… et surtout de l’espoir.

À travers cette chanson, Marley veut transmettre un message de résilience. Oui, la vie est dure, mais il faut garder la tête haute et avancer, car l’avenir peut être meilleur. C’est une déclaration d’amour et de soutien aux femmes, aux mères, aux sœurs, et plus largement à tous ceux qui traversent des épreuves.

Anecdotes et interviews

🎵 Vincent Ford, l’homme derrière la chanson
Marley a officiellement crédité Vincent Ford comme auteur, mais beaucoup pensent qu’il l’a fait pour permettre à son ami de toucher les royalties et de continuer son travail auprès des habitants de Trenchtown. Une manière subtile mais puissante de redistribuer la richesse à ceux qui en avaient besoin.

🔥 Georgie et le feu de bois
Le « Georgie » mentionné dans la chanson a réellement existé. Il allumait des feux de bois le soir pour rassembler les habitants du quartier. Ces souvenirs ont marqué Marley et symbolisent la chaleur humaine au cœur des difficultés.

🎤 Une version live inoubliable
Si la version studio est douce et intimiste, c’est la version live du Lyceum Theatre qui est devenue culte. Lors d’un concert en 1975, Marley, accompagné de The Wailers, l’a interprétée avec une intensité telle qu’elle est devenue l’une des performances live les plus célèbres de l’histoire du reggae.

📺 Chris Blackwell et la magie du live
Chris Blackwell, le fondateur d’Island Records, a toujours insisté sur l’importance de capturer l’énergie du reggae en live. Il a compris que No Woman, No Cry touchait encore plus profondément le public lorsqu’elle était jouée sur scène.

Paroles et traduction

No, woman, no cry
➝ Non, femme, ne pleure pas

No, woman, no cry
➝ Non, femme, ne pleure pas

No, woman, no cry
➝ Non, femme, ne pleure pas

No, woman, no cry
➝ Non, femme, ne pleure pas

Said, said, said, I remember when we used to sit
➝ Je me souviens, je me souviens, quand on s’asseyait

In the government yard in Trenchtown
➝ Dans la cour du quartier de Trenchtown

Oba-obaserving the ‘ypocrites
➝ En observant les hypocrites

As they would mingle with the good people we meet
➝ Qui se mêlaient aux bonnes personnes que l’on rencontrait

Good friends we have, oh, good friends we’ve lost
➝ De bons amis, nous en avons, de bons amis, nous en avons perdu

Along the way
➝ Tout au long du chemin

In this great future, you can’t forget your past
➝ Dans ce grand avenir, tu ne peux pas oublier ton passé

So dry your tears, I seh
➝ Alors sèche tes larmes, je te dis

No, woman, no cry
➝ Non, femme, ne pleure pas

No, woman, no cry
➝ Non, femme, ne pleure pas

‘Ere, little darlin’, don’t shed no tears
➝ Eh, petite chérie, ne verse pas de larmes

No, woman, no cry
➝ Non, femme, ne pleure pas

Said, said, said, I remember when-a we used to sit
➝ Je me souviens, je me souviens, quand on s’asseyait

In the government yard in Trenchtown
➝ Dans la cour du quartier de Trenchtown

And then Georgie would make the fire lights
➝ Et puis Georgie allumait les feux

As it was logwood burnin’ through the nights
➝ Car c’était du bois de campêche qui brûlait toute la nuit

Then we would cook cornmeal porridge
➝ Ensuite, on préparait de la bouillie de maïs

Of which I’ll share with you
➝ Que je partageais avec toi

My feet is my only carriage
➝ Mes pieds sont mon seul moyen de transport

So I’ve got to push on through
➝ Alors je dois avancer

But while I’m gone, I mean
➝ Mais quand je serai parti, je veux dire

Everything’s gonna be all right!
➝ Tout ira bien !

Everything’s gonna be all right!
➝ Tout ira bien !

Everything’s gonna be all right!
➝ Tout ira bien !

Everything’s gonna be all right!
➝ Tout ira bien !

I said, everything’s gonna be all right-a!
➝ J’ai dit, tout ira bien !

Everything’s gonna be all right!
➝ Tout ira bien !

Everything’s gonna be all right, now!
➝ Tout ira bien, maintenant !

Everything’s gonna be all right!
➝ Tout ira bien !

So, woman, no cry
➝ Alors, femme, ne pleure pas

No, no, woman, woman, no cry
➝ Non, non, femme, femme, ne pleure pas

Woman, little sister, don’t shed no tears
➝ Femme, petite sœur, ne verse pas de larmes

No, woman, no cry
➝ Non, femme, ne pleure pas

🎬 Vidéo officielle

🎬 Version live du Lyceum en 75

Crédits

📀 Album : Natty Dread
📅 Année : 1974
✍️ Auteur : Vincent Ford (crédité)
Durée : 4:06 (studio) / 7:07 (live)
🎸 Style : Reggae

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